Ma famille est alcoolique et la vôtre ?

alcoolisme
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J’ai lu récemment que la plupart des alcooliques vivent dans la négation de leur dépendance face à la boisson. Oui, ils nient bien souvent avoir un problème.

J’ai donc voulu tester mon entourage en demandant à mes proches s’ils pensaient être alcoolique. Et là, consternation, ils m’ont tous répondu non !! MA FAMILLE ET L’INTÉGRALITÉ DE MES AMIS VIVENT DANS LE DÉNI ET SONT, DE CE FAIT, EUX AUSSI ALCOOLIQUES.

Je sais que ces personnes déploient généralement des trésors d’ingéniosité pour cacher à la société leur dépendance mais tout de même, comment ai-je pu passer à côté d’une chose aussi énorme durant toutes ses années ?

Avec 100% d’alcooliques dans mon cercle d’amis, j’ai tout naturellement voulu vérifier si je l’étais également, en me retournant l’angoissante question… Eh bien j’ai le regret de vous annoncer qu’à mon tour, j’ai répondu non. Donc j’en suis un, à mon insu, et ce, depuis probablement tout petit puisque, aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours nié l’être.

Je suis très embêté car ce fait m’oblige désormais à :

  1. assister aux réunions des alcooliques anonymes. Moi qui déprime déjà à la simple vue des pauvres fréquentant les supermarchés Denner et Lidl, comment vais-je pouvoir gérer cette nouvelle masse de gens tristes ?
  2. remplir mon frigo de bières pour être pris au sérieux par mes futurs nouveaux camarades ce qui va fatalement engendrer de nouveaux coûts;
  3. boire ces dernières dès le petit-déjeuner ce qui n’est pas trop à mon goût pour l’instant;
  4. arrêter le sport puisque l’on ne peut pas sérieusement prétendre être un athlète de haut niveau lorsque l’on a un amour immodéré pour la boisson.

J’espère vraiment réussir à être à la hauteur de mes nouvelles responsabilités d’alcoolique.

J’ai le trac.

Et c’est terrible mais ce n’est pas d’une bière dont j’ai envie en ce moment mais plutôt d’un bon espresso.