Le Paléo est le meilleur des festivals d’été

© M. Bobillier
© M. Bobillier

Cool, le Paléo commence demain ! 12 longs mois que j’attends le retour de mon festival préféré !

Depuis 10 ans, je ne manque aucune édition de ce grand rassemblement d’amateur de nourriture. Et je ne suis jamais déçu. Les saucisses sont toujours juteuses et bien cuites ; la diversité des stands est une invitation au voyage où quelques pas suffisent pour passer du Mexique à la Thaïlande et de l’Ethiopie à l’Espagne ; le poulet tandoori ne m’a que rarement rendu malade et les hamburgers sont un délice.

Je me réjouis de me retrouver d’année en année en compagnie d’autres fins gourmets de toute la Suisse et d’ailleurs pour partager mes expériences culinaires sur les autres festivals des mois précédents. Naturellement, lorsqu’il s’agit de comparer, certains râlent un peu sur le prix d’entrée du Paléo volontiers qualifié de prohibitif. Devoir payer frs. 70.- juste pour accéder aux stands de nourriture n’est pas toujours accepté avec le sourire et il est clair que les organisateurs pourraient faire un petit geste en incluant au moins dans le billet d’entrée un bon pour une de ces délicieuses saucisses de veau. Mais je pense pourtant que maintenir cet accès payant est vital pour éviter qu’une partie de la population qui ne s’intéresse nullement à la nourriture débarque en masse à Nyon.

Pour s’en convaincre, il suffit d’essayer d’aller manger au festival de la Cité. Avez-vous déjà tenté d’accéder au stand de crêpes par exemple ? C’est quasi impossible. Pourquoi ? PARCE QU’IL Y A DES GENS QUI SE PROMÈNENT PARTOUT !!! Ces vils individus, encouragés par la gratuité de l’événement, n’ont d’autres intérêts que de flâner dans les rues de la cité. SANS BUT.

Au Montreux Jazz, c’est pas mieux : on y trouve une partie gratuite souffrant également de la fréquentation de hordes de promeneurs mais en plus, chose absurde, une partie payante n’offrant aucun stand pour se sustenter. Qui est prêt à payer frs. 300.- pour ne rien manger ? Franchement, je ne comprends pas le concept. Je me suis fait avoir une fois mais on ne m’y reprendra plus.

L’autre problème du Montreux et de la Cité, c’est que la musique y est beaucoup trop forte. Je n’ai jamais été contre un fond sonore musical pour accompagner mes succulentes nouilles au bœuf curry, mais y’a quand même des limites. Je comprends très bien que les musiciens, au même titre que les balayeurs et les agents de sécurité, se réjouissent d’enfin s’occuper un peu durant l’été, mais nul besoin, pour cela, de venir hurler dans mes oreilles.

Au Paléo, les organisateurs ont pensé à mettre les scènes suffisamment loin des stands de nourriture pour que l’on puisse manger tout en discutant tranquillement.

Bon… Pour être tout à fait honnête, j’ai malgré tout vécu une édition ratée du festival de Nyon : en 2002, en effet, manquant d’expérience, j’y suis allé avec des amis qui s’étaient mal organisés et avaient tous mangé AVANT. Du coup, plus personne, parmi eux, motivé par une bonne raclette. Pire, j’ai été obligé de me taper les concerts et, de ce fait, forcé de côtoyer les spectateurs. Eh bien, je vous le dis tout de go : les mélomanes sont des néo-nazis. Ils se plaignent parce que vous faîtes trop de bruit en mangeant ; Ils vous engueulent dès que vous racontez des blagues à votre voisin ; Et ils vous jettent des regards assassins si vous osez répondre à votre téléphone.

Plus jamais ça !

Mais laissons les douloureux souvenirs de côté : Je me réjouis d’avance de vous croiser au Paléo 2013  et de partager avec vous un bout de pain.

Bon appétit, bon Paléo.

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