La famille Schaudi, les neuchâtelois, la solitude.

La famille Schaudi

Pour les neuchâtelois de ma génération, la tentative de nous apprendre l’Allemand à l’école a été un échec total.

Contrairement aux cantons de Vaud et Genève, les autorités de l’époque ont, en effet, décidées d’opter pour une autre méthode d’apprentissage que « La Famille Schaudi ». Deux graves conséquences à ce choix malheureux :

  1. L’isolement social
    Pas une soirée vaudoise ou genevoise sans, qu’à un moment ou à un autre, quelqu’un lance « Schnitzel, prima ! » créant ainsi l’hilarité de tous, suivie d’une écœurante complicité pouvant durer plusieurs minutes. Minutes pendant lesquelles chacun se remémore les phrases cultes de cette méthode condamnant, de ce fait, les neuchâtelois au silence et à l’exclusion. Oui, c’est moche.
  2. Le manque d’estime de soi
    Comme nous n’avons pas appris l’Allemand avec la famille Schaudi, personne, oui, personne à Neuchâtel ne sait ce que « Schnitzel, prima ! » veut dire, nous empêchant, par conséquent, d’envisager un quelconque voyage en Allemagne puisqu’apparemment les bases de la langue nous manquent. C’est scandaleux.

 

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