Comment résoudre le conflit israélo-palestinien en 3 étapes faciles

Les débats font rage sur Facebook depuis plusieurs semaines maintenant : Entre 2 parties de Farmville, chacun se demande dans le conflit israélo-palestinien, qui est le gentil, qui est le méchant, comment en finir une bonne fois pour toute avec cette guerre qui s’éternise et surtout, pourquoi il pleut autant alors que l’on est en été ?

On trouve de tout chez mes amis : des pro-palestiniens, des pro-israéliens, d’autres qui trouvent que y’en n’a pas un pour rattraper l’autre, ceux qui s’en fiche et, peut-être les pires, ceux qui n’ont pas Facebook et qui, de ce fait, n’aident en rien à la résolution de la guerre. Egoïstes.

Mais avouons que malgré l’expertise dont nous savons tous faire preuve sur le réseau social lorsqu’il s’agit de réfléchir aux grands problèmes de ce monde, là on tourne un peu en rond. La palme de la solution la plus farfelue provenant sans aucun doute, une fois de plus, à Avaaz.org qui propose cette fois-ci d’émouvoir les 6 plus grandes banques et fonds de pension avec 2 mio. de signatures demandant l’arrêt du financement de la guerre.

Emouvoir des banquiers et des gestionnaires de fonds de pension…

Si on part comme ça, on peut aussi réunir les militaires israéliens et les membres du Hamas autour d’une grande torée en mangeant l’un des joyaux de la gastronomie suisse, le cervelas (NdA : penser à faire une version sans porc aussi), tout en chantant « prendre un enfant (vivant) par la main » pour faire la paix. Ca me parait plus réalisable.

Alors bon, j’avais quelques minutes à perdre en attendant mon train ce matin et j’ai donc réfléchi au moyen de résoudre ce conflit parce que merde, Facebook c’était tellement mieux avant, quand les gens postaient des photos de chats, de bébés et de nourriture.

Étonnamment, la solution est toute simple, vous allez voir.

Etape numéro 1 – Demander aux Hamas d’arrêter de tirer des roquettes

Le tir de roquette semble stresser les israéliens. Ne jugeons pas ces derniers. Il faut respecter les sensibilités de chacun et faire avec. Donc demandons poliment au Hamas d’arrêter.

Et puis, franchement, je ne veux vexer personne, mais l’équipe qui est en charge des tirs me paraît être constituée d’une belle bande de bras cassés vu le nombre de mort ridicule qu’entraîne chacune des salves.

Etape numéro 2 – Demander aux militaires israéliens d’arrêter de viser les enfants

On ne peut pas reprocher aux israéliens de ne pas être efficace concernant le ratio tir/mort. Mais il est important qu’ils réalisent que prendre pour cible des enfants, c’est très mal vu dans une bonne partie de l’Europe. C’est une différence culturelle je pense. Enfin, ch’sais pas.

En tout cas, Israël se tire une balle dans le pied (probablement d’un enfant en plus) en agissant de la sorte, puisque sa cote de sympathie à tendance à baisser à chaque nouvelle jeune victime.

Et on touche là le fond du problème parce que j’adore l’humour juif et  je ne peux plus rigoler en regardant un Woody Allen sans être désormais jugé par mon entourage.

Etape numéro 3 – Evacuer « la terre sainte »

Franchement, j’avoue que cet attachement à la « terre sainte » me dépasse complétement. Je veux dire : comment peut-on encore au 21ème siècle avoir comme principal critère pour se loger le fait d’habiter en terre sainte ?

C’est vrai, les progrès ces dernières années ont été spectaculaires en matière d’habitation. On peut disposer désormais, à loisir, de la fibre optique, d’une machine Nespresso ou encore de la climatisation chez soi. Alors pourquoi faire une obsession sur l’option « terre sainte » – ce truc vieux de 2000 ans – lorsqu’il s’agit de choisir son appart ? Ca me dépasse. Mais chacun fait ce qu’il veut après tout.

Pour bien comprendre l’étape numéro 3, il est nécessaire de faire un bref saut dans le passé.

Dans mon jeune âge, mon cousin et moi avons trouvé un camion de pompier dans un champ.

C’était un jouet. Pas un vrai véhicule.

Très vite, nous nous sommes disputés pour savoir qui pourrait le garder. Mon grand-père, agacé par nos cris, saisit l’objet de la querelle et décida que celui-ci était dorénavant à lui. Nous avons été triste 5 minutes et après on est tous allé dîner.

En me basant sur ce cas exemplaire de gestion de crise, je propose de créer une nouvelle terre sainte.

Au Locle.

Cette belle ville perd chaque année des habitants et risque de chopper l’humiliant statut de « village » si elle tombe en dessous des 10’000 âmes.

Donc faisons d’une pierre, deux coups, et relocalisons tout le monde là-bas en inventant une histoire avec des prophètes dedans qui, même s’ils aimaient aller à Jérusalem pour les vacances, préféraient nettement Le Locle pour sa qualité de vie. On placerait les uns au sud et les autres au nord (NdA : vérifier si Le Locle est assez grand pour avoir un sud et un nord).

En outre, à partir de maintenant, je serai le seul et unique propriétaire/habitant d’Israël et de Palestine. Ça m’emmerde un peu parce que je déteste la chaleur, mais bon, comme le Hamas, j’ai le sens du sacrifice.

Et voilà, c’est la paix. Et ça c’est super.

PS : Je résous les grands problèmes de ce monde de manière tout à fait bénévole en attendant les trains ou les bus. Mais si vous désirez malgré tout me faire un don, vous pouvez le faire via mon compte Paypal : 

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